Présentation

Vue du Château d'Eau dans toute sa hauteur depuis le café d'en face.
© Vue du Château d’Eau en extérieur / P. Nin

UN LIEU DE PHOTOGRAPHIE

Institution culturelle singulière, le Château d’Eau est la première galerie publique en France dédiée à la photographie d’auteur.

Marqué dès le départ par sa vocation didactique et son ouverture à l’international, la Galerie Le Château d’Eau promeut la photographie depuis sa création par Jean Dieuzaide en 1974. Sa programmation consacrée à des artistes majeurs comme émergents met à l’honneur la pluralité des écritures photographiques.

Installé dans une ancienne station de relevage des eaux de la Garonne inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques, le Château d’Eau accueille en outre l’une des principales bibliothèques spécialisées de France et rassemble une importante collection de photographies.

Voir les informations pratiques

Conçu par l’architecte Jean-Antoine Raynaud, le bâtiment en briques foraines fêtera ses 200 ans en 2023.

  • 220 m de cimaises sur trois espaces
  • Entre 7 et 9 expositions par an
  • Des rendez-vous culturels tout au long de l’année
  • Une bibliothèque spécialisée rassemblant plus de 15 000 références
  • Une librairie/boutique et un café éphémère aux beaux jours

La première pierre du Château d’Eau fut posée le 27 juillet 1823, grâce au don du Capitoul Charles Laganne, aux plans de l’architecte Jean-Antoine Raynaud et à l’ingénierie hydraulique de Jean Abadie. Le bâtiment était destiné à alimenter les fontaines publiques des deux rives. En 1828, tout le réseau de distribution des eaux était installé dans la ville. Victime de son succès et très vite obsolète, le château d’eau fut désaffecté en 1870.

On doit le château d’eau au Capitoul Charles Laganne qui, soucieux du bien-être de ses concitoyens, fit don de 50 000 pièces d’or à la municipalité pour qu’une eau « pure, claire et agréable à boire » soit distribuée aux Toulousains. Il faudra néanmoins près d’un demi-siècle aux responsables municipaux pour exaucer ce vœu. C’est en 1817 que le projet d’un château d’eau présenté par l’Ingénieur des Mines Jean-François de Voisins est retenu.
En 1822, l’architecte Jean-Antoine Raynaud conçoit l’édifice et la machinerie hydraulique est confiée à Jean Abadie, directeur de la fonderie de canons de Toulouse. Le château d’eau de Toulouse, avec son « aspect de solidité qui satisfait l’œil et l’esprit », est désormais considéré modèle d’ingéniosité et de bon goût. On le cite vers 1830 parmi les réalisations industrielles françaises les mieux étudiées et les plus au point. Cette réalisation, à l’époque, change la vie des habitants […].

Archives de Toulouse
  • Le bâtiment culmine à 30 mètres et dispose de 6 étages
  • Un vaste sous-sol occupé par deux roues à aubes qui entraînaient les pompes
  • Un rez-de-chaussée formant le soubassement circulaire de la tour, surmonté de la tour elle-même
  • 4 étages dont le dernier est un lanterneau donnant accès à une terrasse circulaire.
Vue d'ensemble du Château d'Eau depuis le Pont neuf avec le trottoir d'accès depuis le Cours Dillon

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© Vue du Château d’Eau en extérieur / P. Nin

Vue de l'entrée avec la banderole d'information des expositions

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© Vue du Château d’Eau en extérieur / P. Nin

Présentation de l'accrochage de l'exposition de Laurent Lafolie dans la tour

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© Vue de l’exposition de Laurent Lafolie, P. Nin

Présentation de l'accrochage de l'exposition de Laurent Lafolie dans la tour

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© Vue de l’exposition de Laurent Lafolie, P. Nin

Vue des deux étages de la tour depuis l'escalier

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© Vue de l’exposition de Laurent Lafolie, P. Nin

Vue de l'exposition de Laurent Lafolie depuis l'escalier menant au sous-sol avec poufs pour s'asseoir

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© Vue de l’exposition de Laurent Lafolie, P. Nin

Vue du rond central, une alcove ronde au sous-sol de la galerie avec du public pendant l'exposition Des Oiseaux.

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© Vue de l’exposition « Des Oiseaux », D.R.

Plaque lisible sur le mur extérieur indiquant l'histoire patrimoniale du Château d'Eau

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© Vue du Château d’Eau en extérieur / F. Boucinha

Vue de la tour depuis le jardin avec la glycine et les arbres

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© Vue de la tour/ D.R.

Vue des tables et chaises du jardin

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© Vue du jardin/ D.R.

Vue du jardin et des tables et chaises du café éphèmére

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© Vue du jardin/ D.R.

Présentation de la boutique avec livres, affiches et cartes postales en vente.

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© Vue de la boutique / P. Nin

Vue de la boutique au premier plan et de la seconde galerie. L'espace est confortable pour circuler en fauteuil.

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© Vue de la seconde galerie pendant l’exposition de David Siodos/ P. Nin

Vue de la seconde galerie dans l'exposition Des Oiseaux. L'espace est confortable pour circuler en fauteuil.

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© Vue de la seconde galerie pendant l’exposition Des Oiseaux / D.R.

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Vue des étagères de livres de la bibliothèque

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© Vue de la bibliothèque / D.R.

Dessin en coupe du Château d'Eau par Capitole Infos
Dessin en coupe du Château d’Eau par Capitole Infos

Le niveau de l’eau au sommet du Château d’eau est vingt pieds au-dessus du niveau de la place Rouaix (entre la place Esquirol et les Carmes, le point le plus élevé de la ville intramuros, 146 mètres d’altitude). Grâce à la différence de niveau, l’eau peut couler facilement dans toutes les fontaines de la ville. Deux « équipages » fonctionnent dans le Château d’eau, indépendants l’un de l’autre « de sorte que dans le cas de réparations à faire à l’un de ces équipages, le service de la machine ne soit pas interrompu ». Chaque « équipage » comprend…

Une roue à aubes en fer (6m50 de diamètre, 1m51 de large, 32 aubes) actionnée par l’eau de la Garonne qui passe là grâce à un aqueduc souterrain spécialement aménagé. Deux pompes « aspirantes et foulantes » mises en marche par le mouvement des roues à aubes qui aspirent l’eau venue de la prairie des Filtres et la poussent dans les cylindres de bronze vers le sommet du Château d’eau avant de redescendre vers les fontaines de Toulouse. Débit quotidien : 4000 mètres cubes.

La tourelle couvre le sommet de l’escalier en spirale qui vient du sous-sol. Au-dessus de l’entrée principale, une inscription : « Charles Laganne, ancien capitoul, par un legs de 50 000 francs, fait à la ville de Toulouse, a déterminé l’établissement des fontaines publiques. Que ce marbre perpétue le sou[1]venir du bienfait et de la reconnaissance ».

L’eau de la Garonne étant trouble plus du tiers de l’année, il est nécessaire de la filtrer avant de la faire monter dans le Château d’eau. La commission municipale présidée par Jean[1]François d’Aubuisson choisit de créer un filtre naturel dans la prairie du cours Dillon. Il faudra en rajouter deux très vite mais ils ne fonctionneront jamais parfaitement à cause des dégâts que la Garonne occasionne régulièrement à ses rives.

Lire l’article complet « De l’eau pour les toulousains »

Toulouse a une longue histoire avec la photographie, dès le XIXème siècle.

  • Entre 1840 et 1850, la ville accueille des expositions de daguerréotypes au Couvent des Jacobins.
  • En 1875, sous l’impulsion du professeur Charles Fabre, ami de Paul Sabatier et d’Eugène Trutat, directeur du Museum d’Histoire Naturelle, 200 chercheurs et artistes se regroupent pour fonder la Société Toulousaine de Photographie.
  • En 1892, Toulouse est la première ville en France à prodiguer un enseignement supérieur sous l’autorité du Professeur Charles Fabre, qui est aussi l’auteur de la première Encyclopédie de la Photographie (3 500 pages en 8 volumes). 
  • En 1937, le Cercle des XII » est créé et organise une exposition Brassaï en 1955 au Musée des Augustins.
  • En 1974, Pierre Baudis, Maire, inaugure la première galerie municipale de France et la confie à Jean Dieuzaide, en présence de Robert Doisneau, Pierre Sudre, Denis Brihat…
  • En 1979, un Centre de Documentation ouvre dans les étages de la Tour
  • En 1984, Dominique Baudis inaugure un deuxième Espace, en sous-sol du Château d’Eau avec ses « roues à aubes »
  • En 1989, un second espace d’exposition est inauguré sous le cours Dillon et une arche du Pont Neuf, où déménage le centre de documentation
  • Jusqu’en 1995 la galerie est dirigée par son fondateur, Jean Dieuzaide
  • A partir de 1996, le Château d’Eau voit ensuite se succéder les directions artistiques de Michel Dieuzaide puis de Jean-Marc-Lacabe
  • Confiée à l’association PACE (Photographie au Château d’Eau) de 1985 à 2019, la gestion du Château d’Eau repasse en régie municipale en 2020.
  • Depuis 2021, Christian Caujolle assure la programmation artistique.

[Réalisation Toulouse Métropole]

Sauvé de la démolition au début des années 70, le Château d’Eau devient sous l’impulsion du photographe toulousain Jean Dieuzaide et de Pierre Baudis, l’une des plus anciennes institutions publiques françaises exclusivement consacrée à la photographie et aux expositions. L’audace du projet, initié avant la création de la Mission pour la Photographie au Ministère de la Culture (1981), la particularité du lieu, la programmation et une politique d’édition mise en place dès le début ont forgé son identité.